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Les bienfaits de la propolis expliqués par un apiculteur : usages méconnus et conseils pratiques

Les bienfaits de la propolis expliqués par un apiculteur : usages méconnus et conseils pratiques

Les bienfaits de la propolis expliqués par un apiculteur : usages méconnus et conseils pratiques

Si vous avez déjà eu entre les mains ce petit flacon ambré qui sent fort la forêt et l’atelier de menuiserie, il y a de grandes chances que ce soit de la propolis. On en entend parler l’hiver, entre deux quintes de toux et une tisane au miel, mais au fond, qui sait vraiment ce que c’est, comment c’est fabriqué… et ce qu’on peut en faire au quotidien ?

Pour le savoir, j’ai passé un moment avec Jean, apiculteur depuis plus de vingt ans, qui parle de ses abeilles comme d’une équipe de petites architectes neuro‑tunnées. Et autant vous le dire : après l’avoir écouté, on ne regarde plus jamais une ruche – ni un flacon de propolis – de la même façon.

La propolis, c’est quoi au juste ?

« Si le miel, c’est la nourriture de la ruche, la propolis, c’est sa pharmacie et son mastic de haute précision », résume Jean en ajustant son voile d’apiculteur.

Techniquement, la propolis est une résine que les abeilles récoltent sur les bourgeons et l’écorce de certains arbres (peupliers, bouleaux, conifères…). Elles la mélangent ensuite avec de la cire et leurs propres sécrétions pour obtenir une matière collante, brun foncé, très aromatique.

Pourquoi se donnent‑elles tout ce mal ? Parce que la propolis leur sert à :

Une sorte de combinaison de gel hydroalcoolique, de mastic et de système d’embaumement, version abeille.

Pourquoi la propolis fascine les apiculteurs (et les chercheurs)

Si la propolis intrigue autant, c’est parce qu’elle est naturellement riche en composés intéressants : flavonoïdes, acides phénoliques, huiles essentielles, oligo‑éléments… Autant de molécules auxquelles on prête des propriétés :

Jean a une formule qu’il répète souvent aux visiteurs : « Je ne vends pas de miracles, je vends le fruit du travail des abeilles. Ça marche mieux sur certains que sur d’autres, mais dans la ruche, si ça ne fonctionnait pas, les abeilles auraient arrêté depuis longtemps. »

Important à garder en tête : la propolis n’est pas un médicament au sens strict. Elle ne remplace pas une consultation médicale ni un traitement prescrit. En revanche, utilisée intelligemment, elle peut devenir une alliée très intéressante pour soutenir l’organisme, surtout en prévention et en complément.

Les grands classiques : ce que la propolis fait déjà dans beaucoup de foyers

La plupart des gens découvrent la propolis via un petit flacon d’extrait alcoolique ou un spray pour la gorge en plein mois de novembre. Et pour cause, c’est dans ces situations qu’elle se fait le plus remarquer.

Parmi les usages les plus courants :

Mais ce serait réducteur de la cantonner à “la goutte qui tient l’hiver”. Dans le quotidien de Jean, la propolis sert à bien plus que cela.

Usages méconnus de la propolis dans la vie de tous les jours

Autour d’un café (au miel, évidemment), Jean déroule ses petits rituels propolis comme on sortirait des astuces de grand‑mère revisitées par les abeilles.

Pour la peau : petits bobos et imperfections

La propolis est souvent utilisée en usage local sur la peau, sous forme de pommade, de baume ou intégrée à des crèmes.

Jean raconte : « Sur les marchés, je vois beaucoup de gens revenir me dire : “Je l’ai acheté pour la gorge, et finalement je l’utilise surtout sur mes mains abîmées”. Les abeilles sont polyvalentes, que voulez‑vous… »

Dans la trousse “de tous les jours”

Sans se prendre pour un druide, la propolis trouve aussi sa place dans ces petites situations du quotidien :

Évidemment, toutes ces utilisations relèvent du confort et du bien‑être, et ne dispensent jamais d’un avis médical si les symptômes persistent.

Comment bien choisir sa propolis ? Les conseils d’un apiculteur

Jean le répète à chaque visite de rucher : « Toute propolis n’est pas égale. Comme pour le vin ou le fromage, l’origine et la façon de faire changent tout. » Voici ses principaux critères.

1. L’origine géographique

Préférez, quand c’est possible, une propolis :

Non pas que la propolis étrangère soit forcément mauvaise, mais la traçabilité est capitale : les abeilles récoltent sur les arbres… et donc aussi ce qui se trouve dans l’environnement (polluants éventuels, pesticides).

2. Le type d’extrait

On trouve principalement :

Le choix dépend de votre tolérance au goût, de votre usage (local, interne, ponctuel, cure…) et de qui va l’utiliser (enfant, adulte, personne âgée).

3. La concentration

Regardez le pourcentage de propolis indiqué sur le produit. Par exemple, un extrait hydro‑alcoolique peut afficher 30% de propolis. Plus ce pourcentage est élevé, plus le produit est concentré, et plus les doses seront faibles.

Jean insiste : « Ce n’est pas parce que c’est naturel qu’il faut en mettre trois fois plus. Une bonne propolis, ça se dose avec parcimonie. »

4. Les labels et la transparence

Les produits issus de l’agriculture biologique ou des apicultures engagées (labels de qualité, chartes apicoles) offrent souvent plus de garanties sur l’environnement des ruches. Mais au‑delà des logos, un bon signe reste : un fabricant ou un apiculteur qui explique comment il travaille, ce que contiennent vraiment ses produits, et comment les utiliser.

Comment utiliser la propolis en pratique ?

Entrons dans le concret, avec quelques exemples d’usages que Jean commente souvent à ses clients. À adapter évidemment selon les recommandations du produit que vous achetez et avec l’avis d’un professionnel de santé si besoin.

En prévention, aux changements de saison

Beaucoup de personnes font de petites “cures” de propolis à l’automne ou au début du printemps, par exemple :

L’idée n’est pas de se transformer en forteresse imprenable, mais de soutenir en douceur l’organisme dans des périodes où il est plus sollicité.

En usage local pour la gorge

Spray directement dans la gorge, pastilles, miel enrichi en propolis… Ce sont des formes très pratiques, notamment pour celles et ceux qui n’aiment pas manipuler des flacons compte‑gouttes.

En application cutanée

Sous forme de baume ou de crème, la propolis s’applique en couche fine sur la zone concernée, sur peau propre. Là encore, on respecte les indications du fabricant et on teste d’abord sur une petite surface, en particulier si l’on a une peau sensible.

Précautions à ne pas oublier

Naturel ne veut pas dire inoffensif pour tout le monde. Jean a toujours un discours très clair sur ce point, surtout quand il voit des parents avec des enfants autour de son stand.

Comme le dit Jean en rangeant ses pots : « La propolis, c’est un allié. Pas une baguette magique, ni un substitut de bon sens médical. »

Quelques idées simples pour intégrer la propolis dans votre quotidien

Sans transformer votre cuisine en laboratoire, vous pouvez intégrer la propolis dans des gestes très simples.

Le duo miel + propolis

C’est le combo préféré de nombreux apiculteurs :

C’est à la fois gourmand, réconfortant, et plus agréable à prendre que l’extrait de propolis pur, souvent très fort.

La tisane du soir “version ruche”

Un petit spray toujours dans le sac

Pour celles et ceux qui prennent souvent le train, le métro, l’avion, un spray propolis + miel peut devenir un réflexe confort : avant ou après un long trajet, après une journée à beaucoup parler, ou simplement quand la gorge commence à chatouiller.

La propolis, un lien discret entre notre santé et celle des abeilles

Derrière chaque goutte de propolis, il y a une ruche, un environnement, des fleurs, des arbres… et des abeilles qui s’affairent à une organisation millimétrée. Utiliser de la propolis, c’est aussi, d’une certaine façon, se relier à ce petit monde fragile.

Jean raconte souvent cette scène : « Je me souviens d’une dame qui m’a dit : “Je prends votre propolis pour ma gorge, mais en fait, ce que j’achète, c’est surtout la certitude que vos abeilles vont bien.” »

À l’heure où la santé est de plus en plus compartimentée – un produit pour ceci, un autre pour cela – la propolis rappelle que tout est lié : la qualité de notre alimentation, la présence d’arbres en bonne santé, le respect des écosystèmes, la douceur avec laquelle on traite le vivant… y compris ces petites ouvrières rayées qui colmatent leur maison avec une résine fascinante.

Alors, la prochaine fois que vous croiserez un flacon de propolis sur l’étagère d’une pharmacie, chez un apiculteur ou sur un marché, vous saurez qu’il ne s’agit pas juste “d’un truc pour la gorge”. C’est un concentré d’ingéniosité apicole, un morceau de forêt travaillé par des abeilles, et un allié potentiel pour accompagner, en douceur, les variations de votre quotidien.

Et si vous en avez l’occasion, poussez jusqu’au rucher le plus proche de chez vous. Posez vos questions, écoutez les histoires d’apiculteurs comme Jean. Vous verrez : après avoir entendu parler de la propolis par ceux qui la récoltent, il devient difficile d’ouvrir un pot de miel ou un flacon sans une petite pointe de gratitude.

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