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Appareil auditif bouché que faire lors d’un voyage à l’étranger

Appareil auditif bouché que faire lors d’un voyage à l’étranger

Appareil auditif bouché que faire lors d’un voyage à l’étranger

Une oreille bouchée à l’autre bout du monde : pourquoi ça arrive (toujours) au mauvais moment

Vous êtes à Bali, les pieds dans le sable, cocktail à la main, quand soudain… un silence pas du tout spirituel s’installe dans votre oreille droite. Pas de vague. Pas de cri de mouettes. Nada. C’est votre appareil auditif qui fait des siennes. Bouché, muet, comme en grève. Autant dire que ça tombe mal – parce qu’un temple hindou en mode Dolby Surround, c’est quand même plus magique. Que faire dans ce genre de situation, loin de chez soi et de son audioprothésiste bien-aimé ? Pas de panique, on souffle un bon coup (par le nez, bouche fermée, technique de Valsalva dixit les plongeurs), et on lit ce qui suit.

Comprendre pourquoi votre appareil auditif peut se boucher à l’étranger

Première chose à savoir : un appareil auditif, même les plus futés, n’a pas de GPS émotionnel. Il ne sait pas que vous êtes en voyage. Il peut donc caler comme une vieille Fiat Panda au moment où vous en avez le plus besoin.

En pratique, plusieurs facteurs peuvent expliquer qu’un appareil auditif devienne aussi silencieux qu’un chat qui médite :

Et puis, soyons honnêtes : un appareil auditif vit lui aussi des aventures en voyage. Il explore votre trousse de toilette, prend des bains de vapeur dans la salle de bain de l’hôtel, fait des sprints sur la plage… Bref, il travaille, lui aussi.

Les gestes à adopter (même les plus inattendus)

Alors, que faire quand on se retrouve soudainement avec une oreille “off” à Tokyo, Lisbonne ou Marrakech ? Voici des réflexes simples (testés en condition réelle… ou presque) :

Astuce d’habitué·e : n’oubliez pas que certaines pharmacies – même à l’autre bout du monde – peuvent vous dépanner avec des outils de base comme des lingettes désinfectantes, des pinces à épiler fines ou des cotons tiges spécifiques. Souriez, articulez bien, et montrez l’appareil en question, vous serez surpris de voir à quel point la solidarité auditive peut traverser les frontières linguistiques.

Kit de survie pour oreilles internationales

Au moment de faire sa valise, penser à sa santé auditive n’est pas le réflexe numéro un. (On est souvent davantage préoccupé par le nombre de shorts ou la couleur du maillot.) Et pourtant, quelques grammes de prévention peuvent éviter des kilos d’angoisse. Voici ce que j’emporte toujours dans ma trousse de voyage :

Une fois, en plein trek dans les Andes, mon appareil a cessé de fonctionner. Grâce à un filtre que j’avais glissé distraitement dans une chaussette (ne me demandez pas pourquoi), j’ai pu le réparer dans l’abri d’un berger local. Comme quoi, même les chaussettes peuvent être solidaires quand on est bien préparé.

Trouver de l’aide sur place : pas si compliqué

“Oui mais je suis perdu.e, je ne parle pas la langue, et je n’ai pas Google Traduction parce que j’ai oublié de télécharger la carte en mode offline…” (Oui, cette situation m’est déjà arrivée… à Rotterdam… par temps de pluie.)

Respirez. Globalement, les grandes villes ont toujours :

Petit plus : certaines marques d’appareils auditifs (Phonak, Oticon, Starkey…) proposent des applications pour localiser les centres agréés à proximité. À consulter avant le départ, pour éviter le jeu de piste en Birmanie.

Prévenir plutôt que guérir : quelques gestes simples pour mieux partir

À force de galères auditives tropicales, j’ai fini par adopter quelques habitudes avant le décollage :

Vivre son voyage pleinement, même avec un silence involontaire en stéréo

Oui, perdre l’usage de son appareil auditif pendant un voyage peut être décourageant. Mais – comme j’en ai fait l’expérience à Rome, à Séville, puis à Kyoto – cela pousse souvent à ralentir, à s’adapter autrement. Lire sur les lèvres, observer les gestes, s’immerger dans les sons ambiants “nus” : c’est une autre forme d’écoute du monde. Et puis… quelle belle excuse pour demander à son voisin de table de répéter sa commande trois fois. On crée du lien, on rit, et parfois, on obtient un dessert en plus.

L’important, c’est de garder en tête que le silence d’un appareil auditif n’est jamais une fin en soi. Avec un peu d’astuce, beaucoup d’humour et une ou deux astuces glanées ici (merci à vous de les avoir lues jusqu’au bout), on finit toujours par retomber sur ses oreilles – même à 10 000 kilomètres de chez soi.

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